Ray Anderson est le fondateur et président de Interface Int, le leader mondial du marché de revêtements de surface, tant dans le secteur commercial que résidentiel. Il est aussi très connu dans le monde environnementaliste pour son attitude avant-gardiste en matière d’écologie industrielle et de développement durable. En effet, il a réduit les déchets d’Interface d’un tiers depuis 1995, et prévoit de rendre la compagnie complètement écologique d’ici à 2020 en réduisant, entre autres, progressivement, puis en faisant disparaître le pétrole de ses processus industriels.

Pourtant Anderson n’a pas toujours été un défenseur de l’environnement. C’est en 1994 qu’il eut une révélation en lisant L’Ecologie du Commerce de Paul Awken. L’auteur y assure que le système industriel est en train de détruire la planète et que seules les principales industries sont assez puissantes pour arrêter ce processus. L’industrie est le domaine d’activité a priori le plus polluant : elle exploite les matières premières tirées de la terre, réalise des produits à partir de ces matières, et rejette des déchets à la terre. Dès lors, comment rendre l’industrie éthique ? Lorsqu’on est leader industriel mondial, peut-on vraiment combiner logique d’entreprise, production industrielle et souci environnemental ? Ray Anderson a décidé de relever le défi… Avec succès !

Les grandes entreprises ont ainsi un rôle clef à jouer dans la mutation du système économique actuel. Elles ne doivent pas se contenter de suivre les exigences du public, mais être à l’avant-garde en matière de développement durable et investir dans la recherche. Ray Anderson soutient qu’il faut que les grandes industries se donnent les moyens humains et financiers de remplacer leurs technologies actuelles par des « éco-technologies ». Ce grand patron fait donc preuve d’un pragmatisme constructif qui libère de l’Utopie Environnementale et rend possible l’émergence d’une nouvelle génération d’industries compétitives et responsables. . En DD, il est moins question « d’agir » que de « réfléchir à ce que l’on fait avant d’agir ». Une vraie réflexion doit se mettre en place, à laquelle sont invitées à prendre part les principales industries. Un véritable équilibre est à trouver entre productivité industrielle et souci environnemental. Le capitalisme durable, c’est la garantie d’une consommation éthique et de haute qualité.

Post rédigé par Florence

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